Petite, je me disais que si ma vie avait été un film, j’allais interpréter le personnage de papa.
Tellement, il me fascinait !
Et aujourd’hui, 28 ans après son départ, j’ai pris le temps de m’asseoir et de visionner “le film” de la femme et la maman que je suis devenue.
What a wow !!
It’s amazing how I can see my papa in me !!
Plusieurs points : sa résilience, son humour, sa façon d’encourager les autres, “amanyama yiwe”🤣 Non mais en français ç’a un sens positif “avoir confiance en soi, l’estime de soi.” Mais je ne lui arrive pas à la cheville.
Petite, j’avais beaucoup plus de confiance en moi, parce qu’il était là 🙁.
Papa nous a aussi appris à ne pas se laisser faire !
À combattre pour notre liberté et celle de l’autre.
À ne jamais tolérer l’injustice.
Mon papa adorait le bricolage : il réparait, montait, démontait, fabriquait, transformait tout !! Et l’électricité n’avait aucun secret pour lui.
Now, Guess What?
Shima ne croit pas trop aux livres d’enfants dans lesquels c’est toujours le papa qui répare les jouets, assemble les meubles, a sa valise à outils, etc.
Parce que chez lui, eh bien, c’est sa maman qui s’occupe de la réparation de son vélo.
Et moi, à chaque fois, que je le fais, je revois les scènes du papa bricoleur. Et je m’en réjouis. Tellement fière d’avoir si bien incarné le rôle de mon papa. Je ne me plains jamais quand il y a besoin de réparation.
Pour vous faire mourir de rire,
Je vous emmène avec moi.
Fermez les yeux, ouvrez ceux du cœur.
Le son que vous entendez, c’est celui de Netflix quand arrive le héros :
Un petit bonhomme de 116 cm fait son entrée dans une pièce. Elle scintille dès qu’il y franchit, comme quoi sa simple présence colorie nos mondes. Voyez-vous comment il bouge ses hanches ? De droite à gauche, il pose délicatement un petit pas après l’autre, comme s’il entendait un son guidant ses mouvements. Cette scène me ramène direct dans mon enfance. C’est hallucinant !
Basha,
Qui a la même démarche que mon papa ? 🥹
Lui a-t-il laissé ses hanches ? 👀
Je ne rêve pas, vous non plus. C’est réel. SHIMA a toute l’élégance de son grand-père qu’il n’a jamais rencontré !
Pour terminer, je confirme le poème « Souffles » de Birago Diop.
Les morts ne sont pas morts ! Et je le complète ainsi : ils sont en nous !
Je ne vous ai même pas parlé de comment mes deux frères lui ressemblent tellement !
Du coup, aujourd’hui, aidez-moi à célébrer la vie du papa qui est en nous !
P.S : À celleux qui posent toujours la question de savoir combien de temps il faut pour que la perte d’un être cher ne fasse plus mal ? Ou quand se termine le deuil ? Je leur dirai, laissez tomber avec cette question !
Car, un papa, ça manque même 28 ans plus tard !
Parfois, je pense à lui, en me disant que j’aurais aimé le voir jouer avec Shima. Là, les gouttes chaudes qui peuvent couler sur mes joues, ont un goût un peu amer.
Mais par la grâce de Dieu, là au moment où j’écris ces lignes, je pense à lui avec des larmes de joie, de gratitude pour ce que nous sommes devenus, bien qu’il ne soit plus là !
Et demain, si ç’arrive qu’il me manque terriblement, je vais m’accrocher à ce que je suis en train de vivre aujourd’hui.
Si tu es en plein deuil d’un parent, je fais un gros câlin à ton cœur.
Pleure quand tu en as envie.
Et quand tu auras séché tes larmes, prends le temps d’observer ta vie, fais défiler les bons souvenirs.
Maintenant, oriente ton regard vers l’actualité, tout au fond de toi,
Et laisse ton cœur s’émerveiller, face à la découverte du précieux cadeau que t’a laissé ton parent parti. 🫂
Voilà, mille huit cent vingt-cinq jours viennent de s’écouler.
Pourtant, on dirait que c’était hier, quand j’ai fait une entrée miraculeuse dans la cour des mamans.
Mon bébé,
S’il est facile de prendre des habitudes,
Jamais être ta maman sera pour moi un fait ordinaire.
Si aujourd’hui, le monde est rempli d’incertitudes,
Tu es ma certitude que Dieu existe.
Si tout le monde venait à douter des miracles,
Toi, tu es mon plus grand miracle.
Si la maternité s’avère être un océan,
Ta vie m’a fait rentrer dans l’équipe des grands surfeurs. Grâce à toi, aucune vague ne m’affole.
Si la parentalité était un bateau,
Le nôtre ne ferait jamais naufrage, on fait confiance au capitaine que tu es.
Si ton papa ne faisait pas partie de l’équipage,
C’est sûr que je serais déjà sous l’eau.
Si ta deuxième maman, Titi, n’avait pas été là,
Le navire n’aurait pas tenu si longtemps.
Mais, nous voilà faire notre entrée triomphale,
Vers une nouvelle année !
Un jump « High Five »!
Cinq ans !
Cinq ans de toi mon bébé,
Cinq ans de nous !
Cinq ans que ta vie a commencé et que la nôtre a trouvé tout son sens.
Cinq ans que tu te crées une place dans le monde, et que le nôtre change.
Cinq ans que tes yeux nous font découvrir le monde autrement.
Cinq ans que tu nous fais grandir.
Cinq ans que ton grand amour nous révèle la grandeur des petites choses de la vie.
Cinq ans que ton sourire éblouit nos matins.
Cinq ans de grâce.
Cinq ans que ton prénom, Shima, trouve tout son sens. Tu es notre GRATITUDE !
Cinq ans de miracles !
Nda_Shima,
Grâce à toi, ma foi grandit du jour au lendemain,
Tu accomplis bien ta mission de l’enfant, bénédiction divine ;
Ce bébé pour lequel j’ai prié en proclamant que j’aurais toujours une ou plusieurs raisons de rendre gloire à Dieu.
Je pourrais douter de tout mais jamais que tu nous viennes de mon Dieu.
Lui seul sait comment faire des enfants, qui prononcent mille et une fois, en longueur de la journée, le mot « Hallelujah » avant de savoir articuler le basique : « papa ».
Ou encore, quand je te demande quelle chanson on va chanter lors de notre prière du soir, et que tu me répondes « Akira ». Comment sais-tu trouver une chanson qui est à la fois une prière ?
Bref, l’Histoire retiendra qu’il y a un petit garçon qui a su appeler « Jésus » avant de pouvoir appeler correctement son papa. Et qui sait discerner les paroles des chansons.
La musique et toi.
Depuis le début, entre la musique et toi, il existe une grande histoire d’amour.
Les kids United restent tes favoris, et tu les voulais même pour célébrer ton 5è anniversaire avec toi sur le bateau. (Quelqu’un pourrait m’aider à te dire qu’ils ont grandi ? Que Gabriel, Nilusi, Erza, Gloria, Nathan, Dylan, Esteban que tu vois sur tes CD ne sont plus les mêmes ? Ou bien on te laisse le découvrir par toi-même le jour où tu le décideras.)
La connexion que tu as avec les chansons gospel, surtout celles de Dudu, m’épate.
Tu as même demandé que l’on t’achète une guitare, parce que Dudu en a une, mêmes les autres Kids (les mini pop kids) en ont une, de guitare. D’ailleurs, par les Kids United et par Dudu, ton vocabulaire (Kirundi et Français) a augmenté. Plus, tu as même appris à lire tout seul.
Tout ceci, me ramène à célébrer la grandeur de mon Dieu au sujet de ta vie.
J’ai hâte de découvrir l’artiste, musicien, compositeur qui est en toi.
Et si parfois, c’est tentant de demander à Google, à Siri, ou à des sites de parentalité ton mode d’emploi. Je me rappelle que « Uri umurima rusangi, nsangiye n’Imana » ; Tu es la propriété que je partage avec Dieu.Je ne suis prête qu’à arroser les bonnes semences en provenance de lui. Et c’est à lui que je m’adresse quand j’ai besoin de réponses.
Petit africain des îles,
Si je devais faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler, je dirai que ç’a été une année de miracles ! Une année de changements, de découvertes, d’aventures et de bénédictions.
L’année où mon petit miracle est devenu un grand miracle.Tu as grandi sur tous les plans de ta petite vie.
Je me suis retrouvée face à un petit garçon qui sait négocier, sa série Netflix préférée contre un shampoing même le jour où ses cheveux sont propres.
Mon petit africain des îles,
Te voir épanoui dans un endroit où tu nous as littéralement fait migrer (parce que Shima veut dire île en japonais), vaut mille et une gratitudes.
Tes yeux qui scintillent à chaque nouveau lever de soleil, font de tes journées toute la différence !
Tu t’es rapidement fait de nouveaux copains et copines,
Ton papa et moi ne t’avons jamais vu si heureux; et notre coeur de parents ne peut que se réjouir.
Joyeux anniversaire à toi petit bout d’amour!
Tu as cinq ans aujourd’hui, mais, on t’appellera toujours notre kabébé,
On t’aime tellement.
Turagukunda dans toutes les langues,
Tura_Shima de t’avoir comme fils!
Que Dieu te garde sous sa protection et qu’Il nous accorde la sagesse, la force et le courage de t’accompagner vers la vie qu’Il a prévu pour toi.
C’est l’histoire d’une petite fille qui, à l’âge de sept ans, a vu son monde basculer à cause de la perte de sa mère. Et comme si ce drame n’était pas assez suffisant, elle s’est vue ensuite trahie par son père qui a décidé de partir à son tour, en moins de deux ans d’intervalle. (Qu’est-ce qu’elle lui en a trop longtemps voulu ?)
Aujourd’hui, cette petite fille est assise dans le noir, elle écrit ces quelques lignes pour se remémorer sa vie. Comment a-t-elle survécu au juste ? En tout cas, elle en a vu de toutes les couleurs. Et c’est ce que je m’apprête à vous raconter dans ce billet de blog que je lui dédie d’ailleurs, car j’ai tout vécu avec elle.
@HOLYZINER
Ma petite Gaga,
Je me souviens de ces soirs où avant de dormir tu faisais une petite prière – silencieuse évidemment – pour demander à ce Dieu qui t’avait pris tes parents de faire en sorte que toi aussi tu partes incognito.
Je me rappelle distinctement comment tu te sentais à chaque fois que les autres enfants parlaient de leurs parents. Ça t’écœurait de savoir que plus jamais tu ne prononceras ces mots pourtant si simples ‘’papa‘’ et ‘’maman’’. Et c’est en cachette que tu en pleurais parce que personne ne devait savoir. Shut.
Je me rappelle toutes ces fois où tu pensais que tu étais une espèce de porte-malheur, jusqu’à même croire que tu pouvais gâcher une photo de groupe ou de famille. Du coup, tu les évitais à tout prix.
Tes larmes, ta voix
Haha, alors toi, tu pleurais pour que tes parents ne punissent pas tes frères et ta sœur même si souvent c’était toi wagiye kubarega.
Te souviens-tu de la façon dont tu craignais les mots blessants, même ceux qui ne t’étaient pas adressés ? J’ai l’image de toi en ce moment, en train de pleurer à plusieurs reprises, à cause de ce genre d’incidents.
On te répétait trop souvent que tu utilisais tes larmes comme une arme de défense, ou que tu faisais semblant de pleurer, car tu ne répondais presque jamais à ceux/celles qui te disaient du mal, tes larmes le faisaient à ta place.
Ce qui m’épate aujourd’hui à ton sujet, c’est que tu n’as pas peur de laisser tes larmes couler même quand c’est toi qui es en train de jouer le rôle de consolatrice.
@HOLYZINER
Ton courage,
Pour toutes ces fois où tu voulais aller te battre pour ton frère, pourtant grand, en lui disant qu’à deux, le petit voisin n’était que perdant.
Je me rappelle de toi, ado, qui pouvait facilement révolter les autres dans une salle de classe pour une injustice aussi petite qu’elle soit.
Quand tu as remarqué que tu ne pouvais pas mourir, en tout cas pas à la demande, tu as pris la décision de reconstituer ta prière, en demandant à Dieu de faire de ta vie ce qu’Il voulait car tu n’en pouvais plus. Et Il l’a fait !
Tu as pris ton courage à deux mains pour ne pas sombrer quand ceux qui étaient censés t’encourager et te protéger, ont été les premiers à te tendre des pièges. Et par la grâce, tu y es arrivée.
Bref, maintenant que j’y repense, la petite Gaga a toute mon admiration. Ça n’a pas toujours été évident, mais, elle s’en est sortie. Gloire à Dieu pour tous les miracles accomplis dans sa petite vie.
Petite chérie,
Je te demande pardon pour les jours où je n’arrive pas à croire en moi après tout ce que j’ai pu traverser avec toi. Dans les moments de doute, pourrais-tu me permettre de puiser sur ta force, ton courage, et que ton innocence puisse m’aider à croire en moi ?
Puis qu’on y est, j’en profite également pour te demander pardon au nom de tous les adultes qui t’ont blessée mais qui ne s’excuseront jamais.
@HOLYZINER
Ceci est ta renaissance,
Aujourd’hui, moi qui te raconte ton histoire, je souffle ma 35e bougie. Wow ! Jamais dans mon enfance je n’avais pensé pouvoir atteindre cet âge. Et pour la première fois de ma life, j’ai demandé à ma sœur à quel âge mes parents sont partis. And guess what? NDIMUKUBARUTA !
@HOLYZINER
Ma Gaga d’Amour, Look at you now?
Je ne t’ai raconté qu’une petite partie de ta vie, la plus ancienne, et le résumé de presque tout ce que tu as vécu jusqu’ici. Et je sais que tu n’as même pas de regret mais que tu éprouves de la reconnaissance. UZOHORA_U_SHIMA ibihe vyose.
Nukuri, Dieu t’as fait une telle grâce !
Laisse-toi toujours surprendre par sa grandeur. Sois toujours émerveillée par sa bonté, compte toujours tes bénédictions, et vis à fond tes rêves, que la petite fille en toi trouve en toi tout ce dont elle a besoin pour s’épanouir.
….
[La petite fille aime actuellement sa vie, elle adore se faire prendre en photos et elle en a des milliers, elle est en train de voir certains de ses rêves se réaliser, et elle en a même des milliers, elle a une famille et des ami.es en or, elle pleure toujours trop souvent mais de joie]
C ‘est toujours pareil, je n’arrive jamais à trouver les mots pour t’écrire.
Ariko, je le fais quand même. Et mes blogs, mes carnets, mes bouts de papiers sont remplis ; parfois de prières ou de petits mots rien que pour toi.
Mon Kabouboune d’amour,
Compte avec moi :
Un,
Deux,
Trois,
Et on multiplie par 365 jours (bien sûr que c’est moi qui vais faire le calcul) : Ça fait mille et quatre vingt quinze jours avec toi. Imagine ? Ecrit ainsi, ça paraît très long, et surtout impressionnant.
Tura_SHIMA chaque jour de ta vie avec nous.
Kabouboune, je vais essayer de te résumer quel genre de petit garçon tu deviens.
Tu es adorable comme gamin,
Tu souris tout le temps même après une grosse crise,
Tu crains les guillis mais tu en redemandes à chaque fois, et tes rires me font fondre.
J’adore tes câlins ! (Papa est jaloux de nous, il en reçoit en quantité limitée.)
J’adore les matins quand tu viens dans notre lit pour me faire des bisous et des calinous d’amour,
J’adore les après-midi avec toi, tes bisous baveux, tes câlinons,
Tes yeux sont remplis de douceur et d’amour,
Tu es tellement gentil et marrant,
Ton sourire est comme un rayon de soleil, il nous réchauffe,
Tu nous fais autant craquer qu’au premier jour de ta vie,
Ton bonheur est si contagieux que même dans les jours de découragement, on se retrouve entrain de dire « L’essentiel est que notre bébé soit heureux, le reste, on s’en fout ou ça peut attendre. »
Tu es tellement spécial que même les spécialistes n’arrivent pas à tout comprendre sur toi. Heureusement, moi je te comprends, même si ce n’est pas tous les jours.
Tu vis tout à fleur de peau, et Dieu seul sait combien ça peut être épuisant pour nous aussi.
Tu perçois tout intensément, que parfois je m’inquiète pour toi. Comment vas-tu faire dans ce monde ? (Même si je sais qu’il a besoin de gens comme toi).
Je dois aussi t’avouer que grâce à ton intuition, tu m’as déjà prévenu d’un grand danger. Merci mon Amour, même si je n’ai réagi qu’un peu tard, on a pu éviter le pire.
Tu ne parles pas encore, mais, tu sais bien t’exprimer, je fonds quand tu passes tes petits bras autour de mon cou et que je retrouve toute la force dont j’avais besoin.
On adore tes petits sons et tous les petits mots que tu prononces quand tu veux.
Tu adores lire et ton livre fétiche est « Kirikou » (d’ailleurs, excuses-moi, pour ton anniversaire, je n’ai pas pu le trouver en peluche, je n’ai eu que la girafe.)
Tu aimes beaucoup le ballon que si tu pouvais, tu pourrais y jouer toute la journée et la nuit. Partout.
Tu adores jouer avec grand-père. Et nous, on adore vous regarder.
La love story entre la musique et toi, est toujours d’actualité. Tu es passé du simple fan à Dj Junior (tu surfes sur Spotify et tu nous joues de bons morceaux, je dois avouer que parfois tu me fais découvrir de nouvelles chansons). Le tam-tam et le piano sont, pour le moment, tes instruments favoris.
Tu as une connexion assez dingue avec le Gospel. Ça te détend. Et tu as l’air de tout comprendre. Comme ce jour où tu as voulu que je mette pour toi : ‘’Tutu’’ en parlant de « Azombera igitutu » parce que tu avais compris que Grand-père allait mal. Tu t’es allongé par terre sur le tapis à ses cotés. Et tu as joué la chanson en boucle pour le consoler.
J’ai plein de petites histoires à te raconter, tu les retrouveras dans mes petits carnets.
Trois ans de toi mon bébé !
Umve, je vais te dire un secret : ferme tes yeux et je te le murmure à l’oreille comme tu aimes. Et là j’ai droit à ton plus beau rire avant même que je ne te le dise. (Et j’adore).
Petit Miracle, avant que tu ne naisses, ton papa et moi, avions toute une liste de choses que chacun de son côté allait t’apprendre. (Tous les parents du monde, rêvent, inconsciemment ou pas, des choses à apprendre à leurs futurs enfants). Ariko, pendant ces trois années, c’est toi qui nous as tellement appris. Sur nous, sur toi, sur la vie, …. (Et je sais que tu n’as pas encore fini).
Dans notre team, les rôles sont inversés, c’est toi le coach. Et on est prêt !
Un jour, tu as décidé de ne manger que du pain, et boire de l’eau, et du pain et de l’eau. Pour tous les repas. Et cela pendant un an et demi. Bien sûr que tu as eu des jours de changement où tu prenais des gâteaux. Donc, pain, eau, gâteaux. Et je ne te raconte pas les détails de tout ce que j’ai vécu pendant ce temps. Allant de ‘’ je ne comprends pas ce qui arrive à mon bébé qui mangeait de tout avant, à la déprime, et au lâcher prise * ewana izi ni vacances sinzosubira guteka …. (Il m’offre des vacances ce petit, je ne vais plus faire la cuisine. Sauf que ça a un peu trop duré) je disais à mes ami.es que tu es comme une plante, il fallait juste t’arroser, et une bonne dose d’AMOUR pour que tu grandisses. L’on a tout essayé, suivi les conseils des spécialistes de la petite enfance. Et ça n’a rien donné. Jusqu’au jour où le miracle s’est produit.
Tu remanges, toujours avec du pain mais avec tous les légumes et protéines. Mais, pendant cette période, l’inquiétude, la vulnérabilité, le challenge ont été nos compagnons quotidiens. Et comme à chaque fois, on s’en est sorti ‘’Vainqueurs’’ car on fait partie de l’équipe qui gagne, grâce à toi Coach. Leçon apprise : On ne contrôle pas tout ! (Je comprends mieux certains parents et je ne juge plus).
Mon petit Shima,
Être ta maman est la conjugaison de tous ces verbes : s’adapter, s’ajuster, faire des choix, tâtonner, se faire confiance, douter, assurer, parfois râler, ne jamais comparer ou pas trop, reconnaître que tout est grâce, savoir accepter que rien n’est grave même dans la ‘’pire des situations’’, rendre gloire, rester positive, avancer, un pas après l’autre, ……et surtout être PATIENTE.
Oui mon bébé, si je devais résumer en un mot ta troisième année, je dirai « PA.TIE.NCE ». Merci de m’avoir appris à être Patiente.
Tu n’as aucune idée de tout que tu as ouvert en moi (merci pour les rêves, ambitions, projets, etc.). Tu m’as tellement appris. Mieux que les livres, ou les cours sur l’accompagnement de la petite enfance et celle des parents.
Tu es si spécial car ma force et ma vulnérabilité se révèlent par toi,
Et la petite fille en moi se réjouit de pouvoir s’amuser avec toi,
Je serai toujours reconnaissante envers Dieu qui m’a choisie pour être ta maman. AM A BLESSED MAMA
Tu m’apprends à célébrer les petites victoires et comme tu es ma plus grande réussite, je célèbre ta vie chaque jour.
Je t’aime quand tu fais ce que je veux,
Je t’aime quand tu fais comme tu veux,
Je t’aime quand je te lis la même histoire 5000 mille fois,
Je t’aime quand tu râles, mais, en majuscule,
Je t’aime quand tu piques ton énième crise,
Je t’aime quand tu hurles dans les ascenseurs, et que les gens nous jettent un regard…
Je t’aime quand ton rythme d’apprentissage n’est pas le même que celui des autres,
Je t’aime quand je suis épuisée,
Je t’aime quand tout va bien,
Je t’aime quand je dois attendre que ça aille mieux,
Je t’aime quand je dois tout annuler car tu as besoin de moi,
Il y a de cela 5 ans, je parlais de mes jumeaux, Malayika et Malaïko, comme s’ils étaient déjà nés. En vrai, c’était une sorte de manifestation (in English please) dont Dieu a fait ‘’semblant’’ de ne pas voir (LOL). Et heureusement pour moi, car j’ignore franchement comment j’aurais fait s’ils étaient venus en même temps ! Tout ça pour vous annoncer qu’enfin Malaïka est là.
À ma petite Malaïka,
Aujourd’hui, je décide de t’écrire ces quelques lignes pour te parler de combien ta petite vie est le fruit d’un grand AMOUR et de beaucoup de prières.
L’histoire d’AMOUR de tes parents
Il y a de cela plus de 10ans, ton papa me parlait d’une jeune fille, dont il était amoureux mais qui le faisait marcher. C’était ça qui lui donnait envie de persévérer. (akagumye bagumako…hhahah)
Au bout du compte, elle a fini par être conquise, et elle est même devenue sa femme. Ton papa te dira que rien ni personne ne lui résiste. Mais, moi je te dirai que Dieu fait bien les choses.
Bref, il y a tellement de choses à te raconter au sujet de l’amour de tes parents que je leur laisse le soin de le faire.
Ils m’ont juste confié la mission de te parler de ta venue au monde :
Tes parents t’ont désiré un peu, beaucoup, passionnément et surtout patiemment que même la société s’y était déjà mêlée. (Ça c’est une autre histoire). Dieu seul sait combien ça n’a pas été facile pour eux.
Mais, laisse moi te dire ce que j’ai vu en eux pendant cette éternelle attente ! j’ai vu de l’Amour à en revendre, de la joie, de la douceur, de l’espoir, de la foi, de la fidélité, de la force, de la compassion, de l’amour pour les enfants des autres, du vrai amour, de la patience et encore de la patience, …..
@Holyziner
Puis un beau jour, ta maman m’annonça avec une voix tremblante :« Imagine, que bientôt je vais moi aussi être appelée maman ». Ton papa, lui, ne pouvait même plus parler. Un océan de larmes coula au rythme de la chanson » None Urabikoze! »
C’était comme dans un rêve et on s’en fichait de tout ce qu’une grossesse pouvait impliquer. Mais, quelques mois plus tard, la réalité nous rattrapa comme pour nous rappeler que toi, SHAKA (RY’IMANA), on ne pouvait pas t’avoir d’un simple coup de baguette magique. Non, il nous a fallu prier, verser des larmes, oublier tout ce que la science nous disait et juste croire en ce Dieu qui t’avait placée dans le sein de ta maman. Du jour au lendemain, les choses se compliquaient ; et la phrase qui sortait de la bouche de tes parents était celle-ci : ‘’Ishaka ry’Imana niryo rizoba. Niyamudutwara ntaco !’’ (Je t’avoue que ces mots me faisaient peur. Et en même temps me donnaient la force d’y croire encore ! Grace à eux, ma foi a grandi.
Il y a eu des jours où on ne priait qu’avec des chansons Gospel ‘’ NDI UWAWE de Maya , parce qu’on n’avait plus de mots pour formuler nos prières.
Puis, il y eut ce jour où les médecins qui suivaient ta maman ont dit à tes parents que c’était fini, que tu ne pourras pas vivre. Comprends alors d’où vient ton autre prénom, Talitha, car la foi de tes parents valait plus que les mots ou les pensées de qui que ce soit !
@Holyziner
Tu es bien vivante ! Et si un jour tu vois les yeux de ta maman remplis de larmes, en te regardant, saches qu’elle n’arrive toujours pas à réaliser que tu es bien là, que tu es sa fille. C’est pareil pour ton papa, quand il parle de toi, on comprend son émerveillement. Il est resté sur son nuage comme au jour de ta naissance.
@Holyziner
Malaika wacu ,
Il y a 365 jours, jour pour jour, que tu es née.
Et je me rappelle chaque mot que ton papa m’a dit ce jour-là : ‘’Gaga, sinzi ibiriko birambako muga numva umengo ndi ikijuju’’ (Je ne sais pas ce qui m’arrive mais j’ai l’impression de perdre la tête, elle est làaaaaaaaaa ! à terme ou pas, elle est bien là, notre Malaika !
Ses yeux brillaient de joie….
Oui ma petite chérie, pour certains, surtout pour la science, tu es venue un peu en avance, mais, pour tes parents et moi, tu es venue quand il fallait car on n’en pouvait plus de t’attendre ! Et avec tes grands yeux remplis de douceur et de force, tu as su nous dire que tu étais prête à te battre à ton tour pour que papa et maman n’aient plus à s’inquiéter. Ta vie a déjà commencé à bouleverser certaines ‘’normes’’ et ‘’principes’’. (Tu seras une femme aux exploits !)
Ta petite bouille a apporté une lueur d’espoir, un peu plus d’AMOUR, plus de joie, tu illumines nos vies. Tu es pour de vrai un rayon de soleil.
@Holyziner
Aujourd’hui, comme le jour où tes parents m’ont demandé si je pouvais être ta deuxième maman (comme si je pouvais refuser un tel honneur ?), je ne fais que pleurer de joie en pensant au privilège de t’avoir. Tu es ma bénédiction. Mon autre ‘’Petit Miracle’’.
Bref, la vie m’a tellement gâté car grâce à toi, Malaiko et Malaika sont maintenant au complet.
NDAGUKUNDA et je te promets d’être là pour aider tes parents à te donner beaucoup d’AMOUR pour pouvoir vivre dans ce monde.
Joyeux anniversaire à toi bébé d’AMOUR.
J’ai trop hâte de te gâter, et comptes sur moi pour le fun, la plus cool ça sera moi.
A chaque fois que je veux écrire pour toi, j’hésite, je ne me trouve pas à la hauteur, mais je le fais quand même. Car c’est aussi ma façon de rendre gloire à Dieu publiquement de ce merveilleux cadeau que tu es. Je me suis promise de ne jamais te considérer comme acquis ! Tu es notre Petit Miracle et être ta maman est ma plus grande bénédiction.
Hey Love,
J’aimerais te raconter l’effet de ta vie sur la nôtre.
Et bien, il y a deux ans, ta petite bouille a conquis le cœur de papa et celui de maman, évidemment. Ta présence a changé notre quotidien et continuera toujours à en faire autant. Je n’en doute pas !
L’année dernière, je t’avais dit qu’avec toi ‘’Parenting looks easier’’. Tu es toujours le bébé zen qui dort bien (chose importante pour tous les parents du monde) et qui nous manque quand il dort trop. (Sauf qu’il y a des jours où on profite bien de la pause que tu nous donnes. Hihi).
J’aime aussi rester avec toi, rien que nous deux et te regarder, et là je me retrouve toujours entrain de me dire ‘’c’est vraiment mon petit bébé ?’’ D’ailleurs, même papa n’en revient pas, il me dit souvent : ‘’ce petit garçon est le nôtre ?’’
Tu adores les balades avec papa. (Et moi j’adore le ‘’Me time’’ que ça me donne. Hahha tu comprendras plus tard.)
J’adore jouer avec toi. (Papa dit que tu es mon jouet.)
Tu me fais trop de câlins et j’adore !
Tu as conquis le cœur de toutes les tatas et tontons. Chanceux sont ceux/celles qui t’ont déjà rencontré ou qui te voient grandir.
Tu aimes tellement la musique que l’on te laisse te balader avec le speaker toute la journée. C’est fou comme tu ne t’en lasses pas.
Tu as déjà fait découvrir les ‘’Kids United’’ à ton petit monde à toi, la crèche. Un jour, on ira les voir en concert. Promis. Et c’est juste génial comment la musique Gospel te calme !
Durant ces six derniers mois, certaines choses ont changé, mais ton regard rempli de douceur est toujours là. Et ton petit sourire après un cri ‘’de gros chagrin ‘‘ (tu es le seul bébé qui vire facilement de pleurs à rires en moins de deux secondes.)
Tu es adorable et toujours aussi gentil. Ton sourire nous fait toujours craquer. Et tes éclats de rire sont juste incroyables.
J’adore te regarder grandir, j’aime chaque petit détail de ta vie même si ça m’oblige à ajuster la mienne.
Tu commences à avoir ton petit caractère, chose qu’on aime bien (parce qu’on préfère les bébés qui savent déjà ce qu’ils veulent). Ariko, je te promets, ça peut être fatigant, quand tu t’opposes à tout sans négociation possible.
Tu sais te faire comprendre même si parfois, je ne pige rien, ou que tes demandes viennent quand j’aimerais bien me reposer. (Ex : ce moment où ‘’monsieur je sais ce que je veux’’, voudrait monter les escaliers avec maman mais que pour elle, c’est la dernière des choses qu’elle aimerait faire surtout parce qu’elle sait que ça sera au moins 10 tours, monter-descendre.)
Le ‘’terrible two‘’ s’est invité dans la maison malgré les prières faites à ce sujet, kuko parfois Dieu m’exauce différemment de mes attentes, encore un de ses mystères ! Hallelujah, maman qui se croyait patiente, voit sa patience mise à l’épreuve.
Et le grand problème avec ‘’ton adolescence’’, hahha c’est que tu as déjà ton papa dans ta poche. Alors bonne chance à nous !
Ariko, j’avoue que tu es trop cool comme enfant. On est fier de toi. Le problème c’est qu’on t’a dit que c’était toi le boss.
J’aime bien l’idée que tu puisses grandir avec grand-père à tes côtés, il s’occupera de répondre à tes questions, quand viendra la période du pourquoi et du comment des choses de la nature.
Des fois, j’ai l’impression de faire du bon boulot avec toi, limite me procurer un Awards ! et dire à tout le monde que je suis une super maman. Tandis que d’autres fois, j’ai des doutes sur mes choix. Juste une petite maman épuisée, mais qui sait où puiser sa force pour continuer. (Chez le très-haut qui m’a donné cette responsabilité.)
Tu sais, j’ai bien compris que les mamans parfaites n’existent que dans les films ou sur Instagram. Et toi et moi, on s’en fout pas mal.
Tu m’apprends beaucoup de choses et j’aime bien grandir en même temps que toi, parce que figures toi que les adultes, ça grandit aussi ! Maman est tellement fière de la personne qu’elle devient grâce à toi et tes petites crises, of course !
Il y a eu aussi des petits bobos de la vie (les rhinolaryngites, les chutes, les poussées dentaires, les ‘’on ne mange que du pain’’, les Urgences, mais pas trop, Dieu merci !) mais on s’en est bien sorti.
Bref, si je devais résumer ta deuxième année, je dirai merci la vie ! Cheers à nous.
Ainsi je signe mon retour avec un nouveau sujet, ‘’la gratitude’’, dans lequel je vous ferai voyager à la rencontre de gens assez ordinaires, mais qui ont marqué ma vie d’une façon extraordinaire.
Ok, twagiye ? A la découverte d’une femme en or.
Un jour d’été 1980, une petite fille est née. Ses parents l’appelèrent ‘’Twizere’’ comme pour confesser qu’ils auraient d’autres enfants. ‘’Twizere ko tuzoronka abandi bana’’. Ce qui ne tarda pas, car avant de souffler sa dixième bougie, la petite fille avait déjà eu deux frères et une sœur.
Elle illumina la vie de ses parents. Aussi courte fut elle, ils avaient pu assister à certains de ses exploits.
À l’école, elle fut l’élève modèle.
Au ‘’village’’, elle était la fierté de tout le monde. Umve, gare aux enfants du voisinage qui ne ramenaient pas de bonnes notes. ( Blandine, Christian et les autres nibo botubwira….umve nta mwana numwe ataribwumve bamubwira ngo ‘’ Twi …..’’)
Sa jeunesse
J’ignore comment elle a pu faire, mais ses moments de folie se résumaient juste à se mettre devant la télé à 18h pour l’émission ‘’au-delà du son ‘’, avec un cahier de paroles bien écrites par elle. Et elle chantait.
En vacances, elle lisait. D’ailleurs, c’est grâce à elle que j’ai pris goût à la lecture. Les cousin(e)s l’utilisaient pour demander la permission pour leurs sorties. (Kubera uvuzeko ujana na Twi canke ariwe asavye… emwe !)
Je sais …
Qu’elle a dû grandir avant l’âge (classique chez les aînés, orphelins),
Qu’elle n’a pas profité de sa jeunesse pour faire les quatre cents coups avec ses amis ; mais qu’au contraire, elle a dû en baver.
Elle a presque toutes les qualités de maman.
Elle est d’une beauté qui te rappelle celle de ma maman, ariko ntandusha quand même !
Comme maman, elle garde tout pour elle. N’umupfasoni !
Comme maman, elle n’a jamais haussé sa voix pour se disputer avec qui que ce soit.
Comme maman, elle est toujours souriante.
Comme maman, elle pourrait même trouver une excuse pour justifier ceux qui lui font du mal.
J’ai de l’admiration pour toi ma Twi Twi.
Quand je suis devenue grande ou plutôt vieille, c’est là que j’ai réalisé ta force.
Kumbe ? Tout ce temps, où nous, on ne comprenait rien, toi tu étais occupée à nous protéger.
Comment n’as-tu pas craqué ? comment tu as fait pour rester forte ?
Comment fais-tu pour rester douce ?
La rebelle en moi, te remercie d’avoir su faire tout ce que je n’aurais jamais pu. Merci d’avoir été au front pour nous, je ferai de même pour tes filles ariko nzobigisha kuba rebelle… birakenewe !
Aujourd’hui, Je lève nos verres à nos parents !
Papa Twi na Maman Twi, you can keep resting in power. La Twi Twi a géré,
70 % de la réussite des Ndikumana revient à elle. (nyene nuko ari birthday yiwe reka tumwisembe).
Aujourd’hui, je célèbre la vie,
D’une sœur, l’unique, qui est toujours prête à se sacrifier pour que je sois heureuse. Thank you sis ! je te serai toujours reconnaissante.
Celle avec qui je partage beaucoup d’ami(e)s. (Arabanyiba)
Celle qui m’a donné un beau-frère préféré (de toute façon je n’en ai qu’un biroroshe lol). NUKURI, ufise imari y’umugore, toi-même tu sais. (wamugendeye imisi)
La maman de mes trois adorables filles (je te promets de toujours être là pour elles.)
À la vie, à l’amour, à tes 40 ans ma chérie,
Mon amour, (insert Kalula’s voice).
Tu es une femme spéciale,
Je te souhaite tout le bonheur du monde. Je te souhaite de vivre encore très longtemps avec ton amoureux et voir vos filles grandir et avoir à leur tour des enfants.