Au lendemain de mes 30 ans, je me réjouis de ma vie. Courte peut-être, mais pleine. J’écris pour rendre hommage à mes parents, à mon amour (mon Kalula), à mes frères, à mes sœurs, à mes amis, à mes enfants (les petits solidaires), à ma famille. A tous ceux qui, de près ou de loin, m’ont aidé à lever la tête et à m’affirmer. Car, je n’aurais pas été celle que je suis, s’ils n’avaient pas existé ! J’écris ce texte pour mettre fin à une époque, la vingtaine. À une traversée pas toujours de tout repos. Je célèbre ma vie avant que je ne la perde ; c’est tout ce que j’ai de plus précieux.
La théorie ne m’a jamais attiré. Et ma vie fut pleine de défis à relever, d’échecs à surmonter, de batailles à mener, de rumeurs à démentir, de blessures à cicatriser… Pas pour dire que ma vie n’a été qu’une tonne de maux et de misères. Je serais ingrate si je ne rendais pas grâce à Dieu pour toutes les bonnes personnes et les bonnes choses qui m’entourent. Ceci pour dire que je préfère la vie en pratique, celle qui a réveillé, à la fois, la femme et l’enfant qui sommeillaient en moi.
J‘ai toujours voulu grandir. Mais je craignais aussi de découvrir subitement ce que ça faisait de devenir vraiment adulte. Je n’avais qu’une idée de ce que sont les hommes et les femmes. Et souvent, la peur de décevoir m’épouvante. Mais Dieu merci, plus je prends de l’âge, plus mes craintes s’évanouissent. Je gagne en confiance et je fais tout pour avancer, sûre de mes choix.
Je me suis surprise à regarder mon cliché, admirant l’image que je voyais. Moi qui ai toujours eu peur d’atteindre cet âge que l’on ne précise plus qu’avec une once de honte (lol), je suis fière de ce que j’ai vu. Et surtout de ce que je respire ; la bonne odeur de la vie que je voudrais partager. Tout en rendant gloire à Dieu pour tout.
P.S : A tous ceux que j’aurais l’occasion de croiser dans les jours à venir, si vous me connaissiez avant, ne soyez pas étonnés de mon changement. J’ai pris du poids ! Désolée pour ceux qui pensaient que je ne pouvais pas, hahhaha… Et je ne vous fais pas marcher en plus ! 
Bref, j’ai changé de vie…
Cheers et aux nouveaux exploits !!!


Ils ne t’ont dédié rien qu’une journée, pour te célébrer, ‘‘honorer tes actes’’ et parfois te dire que tu es faible. Et pourtant, toi, tu leur as donné tout ton temps, ta force, ta compréhension, tes larmes, ton amour, ton cœur, bref, tout de toi. Qu’as-tu fait de ton sommeil ? Pourquoi dors-tu la dernière et te réveilles-tu la première ? Oui, je connais la réponse mais je voulais juste te rappeler ta juste valeur.


Et j’ai sombré dans le silence… Parce que ma plume porte désormais le poids de toutes ces vies fauchées. De tout ce sang qui a coulé et qui coule encore. De toute la peur qui se taille la part du lion dans nos cœurs de Burundais. De tous ces mots qui me font défaut, parce qu’il n’existe pas de mots justes. Parce que quand me vient l’envie d’écrire, seule la désolation envahit mon esprit, mon optimiste s’étant pris un sacré coup.