#ForeverGrateful

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Shima-2364Il est tard, c’est vrai. Mais, ce billet doit voir le jour, car j’en ai encore beaucoup d’autres en attente. Vu qu’en 2019, on va en publier un bon paquet… (Dee & Titi ?)

Ce texte est mon témoignage sur ma grossesse, mon accouchement et ma vie avec mon bébé Shima.

Son nom, d’abord… 

Déjà, depuis fin 2016, on disait que nos jumeaux (puisqu’on rêvait d’avoir deux bébés au prix d’une seule grossesse, hahaah) allaient s’appeler Malayika et Malaiko. (Ces noms vous les trouverez marqués dans mes anciens textes). Ça a longtemps créé la confusion chez les personnes qui aiment avoir le scoop sur la vie des autres. Certains y allaient à fond avec des rumeurs (à la burundaise nyene) sur ma ‘’grossesse imaginaire’’. Et tout au fond de moi, je me réjouissais parce qu’ils m’aidaient à prophétiser sans le savoir. Un jour, j’ai demandé à mon ami Padre si on ne pouvait plus «kwizera et kwatura mu mahoro ? Abantu batabigiyemwo ?» On en a rigolé.

En 2017, je priais pour avoir un enfant quand je serais prête et avec du temps à lui consacrer, après les études universitaires. Et c’est en cette période que le prénom, Shima, m’est venu en tête.

Fille ou garçon ?

Cela n’avait pas d’importance. Mais, sur mon numéro WhatsApp, Malaiko y était déjà depuis 2017 (pas de hasard…).

Grossesse, accouchement et allaitement (mu Burundi baratubeshe ibintu vyinshi)

Umve, j’ai tellement de choses à écrire là-dessus que je vous promets encore un autre texte. Mais sachez que j’ai eu une merveilleuse aventure. J’ai appris à prier pour chaque petit détail de ma vie.

Mardi 11 Décembre 2018, à midi vingt-sept minutes, on me donna mon petit bébé. Et comme jaillissant d’une source intarissable, mes larmes coulèrent. J’ai éprouvé une joie dont j’ignorais l’existence. La nuit, je n’ai pas dormi, je le contemplais….Nubu, je n’arrête pas!

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Karatwenga ivyanje bikamperana…@BriceToul

Blessed with the best

On a un magnifique bébé, qui illumine nos matins et nous fait craquer tout le temps. On n’arrive toujours pas à réaliser que c’est le nôtre. C’est un bébé zen, il fait ses nuits depuis l’âge de 6 semaines. J’ai prié pour l’avoir, je prie constamment pour chaque petit détail de sa vie. Et Dieu exhausse mes prières. (A toutes les jeunes ou futures maman, ntimuzokwemere ivyo bababwira vyose sur les bébés, chaque bébé est unique !)

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Mon Kalula,

On m’avait dit que j’allais déprimer car avoir un bébé à l’étranger atawugufasha, akwaramire, emwe uzobibona ! Je répondais que Kalula était là. J’ignorai que j’allais même être privée de mon fils. Car Shima a le meilleur papa du monde. Il fait tout pour lui, comprenez ici que je ne le prends que quand il s’agit de le faire téter. J’ai même peur que le jour où je vais arrêter, je ne le toucherai plus. Ok, histoires de papas qui ne s’occupent pas de leurs bébés, tuzoyagarukeko hanyuma.

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You deserve it!

Bonus

 

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Mes deux amours, Christian a.k.a demi tonton et Titi (j’ignore le lien qu’il y a entre nous), all the way from Canada to France pour nous gâter. Danser avec le petit bébé, faire la cuisine et tout le bordel. hahha. Thanks for everything. God bless you very much !

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P.S : Ceci est un long texte d’introduction pour les trois autres textes à venir

Mama,

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5159ba21-1198-43ed-94d9-311162022058Chère maman,

Nous voici 24 ans après ton départ. Et devine quoi ? D’ici un mois et demi, je vais devenir maman à mon tour. Oui, même moi, Je n’arrive toujours pas à y croire. Dis à papa que vous allez être à nouveau grands-parents. Dis-lui aussi, que je deviens de plus en plus femme, que je te ressemble, un tout petit peu, juste ce qu’il faut pour être belle. Haha, je garde son nez tout de même !

Ma petite maman,

Qu’est-ce que j’aurais aimé que tu sois là, pour me guider, me donner de petites astuces afin que je puisse t’arriver au moins à la cheville. Et profiter de ton amour, de ton attention afin de devenir la meilleure maman pour mon fils. Je lui dirai que son papi et sa mamie sont partis très tôt mais qu’ils veillent sur lui. Que tout ce que j’ai de bon vient de vous. Il porte votre nom et j’aimerais qu’il ait certains de vos traits pour que quand je le regarderai, je vous vois. Je lui apprendrai toutes les valeurs que j’ai apprises de vous.

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Pour les nouvelles, la grossesse me va à merveille. On me taquine souvent en me disant : ‘’Tu devrais rester enceinte tout le temps car tu es si rayonnante’’. J’aurais aimé te raconter en détails les 9 mois (bon, ok ! j’en suis à 7 maintenant) et t’écouter me dire comment c’était lorsque tu me portais dans ton sein. Et j’ai plein de questions :  Serais-je à la hauteur ? serais-je une bonne maman ? Parfois, j’ai des doutes…

Mais je suis rassurée par le fait que j’ai certaines de tes qualités, et du coup, j’en serais une.

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Oops, j’allais oublier de te dire que je me suis fais tatouer ton prénom sur mon bras gauche. Tu n’es peut-être pas au courant mais j’aime les tatous depuis longtemps, et je me demandais ce que je pourrais mettre sans jamais le regretter…et surtout un tatou dont je peux supporter la douleur si jamais ça faisait trop mal. Fallait m’entendre ce jour là, je me répétais ‘’mama, urabona ko ndagukunda cane, ubu ndiko ndababara nkuko ndavyishakiye pour graver ton nom sur mon corps, ntavyo wantumye ndabizi.’’ Hahaha. A la fin, je me demande si tu l’aimais bien. Ntivyoroshe vue qu’on n’est pas de la même génération, je ne l’oublie pas !

IMG-3083.JPGBref, ma petite maman chérie, je te tiendrais au courant pour le reste.

NDAGUKUNDA menshi menshi.

Embrasse papa pour moi.

Gaga Ancilla Ndikumana

 

 

 

 

 

 

 

 

Ma mère et les guerrières de la bravoure

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“contre une mort certaine mais vous, comme ma mère, avez sauvé vos enfants contre le fléau de la haine qui fait toujours des ravages aujourd’hui. Vous êtes la preuve que la haine peut être vaincue. De vrais artisans de la paix ! J’espère qu’un jour le Burundi vous rendra justice. En attendant, sachez que vous êtes des Héroïnes. Je vous rends hommage braves Femmes, je vous salue Ô nobles Dames !”

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Ma mère a aujourd’hui 60 ans dont 24 de veuvage. Elle avait exactement mon âge aujourd’hui quand elle a perdu son mari dans des circonstances assez dramatiques un samedi 19 mars 1994. Je ne veux pas revenir sur l’enlèvement du Lt Col Bernard Kabwari, j’en ai déjà parlé dans cet article sur mon blog « J’AI FAIT LE CHOIX DE LA VIE A CELUI DE LA HAINE »  . Ce 17 juillet 2018, je veux rendre hommage à une femme qui a su garder la tête haute malgré ce drame, à une brave dame qui a fait le choix d’élever ses enfants dans la tolérance alors que les sirènes de la haine et de l’extrémisme faisaient du bruit autour d’elle. Passé le choc de la disparition de mon père, elle a compris qu’elle devait protéger ses enfants contre les rumeurs et les influences néfastes de l’extérieur et croyez-moi, elles n’ont pas…

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The Golden year..

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musée du Vatican

Je tenais à écrire ce billet. Je sais bien que tout le monde est déjà passé à autre chose, avec les ‘’New Year Resolutions’’.

Mais je veux marquer en gold cette année-là, qui ne pouvait en aucun cas se terminer sans un petit résumé, une petite description des moments forts… Et un jour, je dirai à Malaïko et Malayika, qu’il eut une année, où maman a eu sa dose. L’année où elle a eu le plus beau cadeau de Noël ; l’année où elle s’est mariée avec l’amour de sa vie ! Voilà ce que je dirais si je devais reparler de 2017.

‘’Nimwicare ndabayagire ivyabaye muri 2017’’.  (N’est-ce pas ma Titi ?)

Partir pour des vacances de Noël, découvrir la belle Rome, la Hollande (pas tout le pays), n’était certainement pas plus grandiose que de le revoir. Le plan étant d’aller en Europe et rencontrer mon grand frère, pas le kimme, mais l’autre ‘’con’’, le clown de la famille que je n’avais pas vu depuis 10ans. Mon Christian a.k.a Chacha.

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Je ne vous laisse pas imaginer comment je me sentais, à chaque fois que j’y pensais, j’avais des larmes, j’avais même peur que ça ne soit qu’un rêve qui ne va jamais aboutir, puisqu’on l’avait planifié que peu de temps avant…. (abarundi turabizi ko visa atari aho gutuma umwana lol)

L’angoisse ! ça a failli rater, et je me disais que de toutes façons ce n’était pas grave, on pouvait se voir une autre fois, un autre noël.  Même si ça nous avait pris quand même dix noëls, un tiers de ma vie. Purée ! ce con de frère avait raté ma vie d’adulte, de femme ; et vivement qu’il y a internet sinon, on se serait présentés à nouveau, l’un à l’autre : ‘’Bonjour, on m’a dit qu’il y a quelqu’un qui me ressemblait et dont les noms de ses parents sont identiques à ceux des miens,’’ ça aurait fait drôle, avouez!

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On s’est vu le 23 décembre en Italie. Croyez-moi, découvrir Rome et avoir mon Chacha et sa Tina (notre première rencontre, aho dusubira gushimira whatsapp na facebook parce qu’on se connaissait virtuellement depuis longtemps) ; John, le cousin d’Italie (parce que j’ai des cousins partout), sa femme Lydia, bébé Marta (5mois), Johdie et Leo. Mes petits italiens.

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mes petits Italiens

Qu’est-ce qu’on s’est super bien amusé. Les photos et les vidéos ne rendent pas justice à la joie, aux rires, aux fous que mon Kalula et mon Christian faisaient dans les rues de Rome. Comme ce jour, où ils voulaient chanter (en Italien) dans la rue pour avoir de l’argent. Hahha et depuis leur rencontre, les deux fous (mon frère et mon kalula) sont devenus copains, ils doivent être jumeaux dans une autre vie. (Maintenant, ils s’appellent presque tous les jours et se parlent en utilisant les 5 mots italiens qu’ils connaissent…hahhah je les aime ces deux là !)

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les fous du village….jumeaux dans une autre vie

J’ai eu ma dose, et même plus, parce que j’ai revu mes deux cousines de la Hollande, et mes bébés Néerlandais, Liza et Sam ; la familia quoi !

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mes bébés Néerlandais

Et oui, 2017 devrait figurer parmi les saintes écritures. Lol. Parce qu’il y a eu un autre grand événement, un certain vendredi, 17 Novembre, je me suis mariée avec mon kalula.  J’y reviendrai, j’écrirai pour vous faire rire, découvrir les réalités de ce que peut être le Burundi, le gossip, la totale quoi ! Et surtout parler des bonnes choses de faire un mariage à son propre goût. Zuuuut affaires à suivre…

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I saw Love, I did.

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Avatar de A Journey to DiscoveryA Journey to Discovery

I saw it

For real I saw love.

When daddy and I where hugging at the airport I saw it, I felt it in my mom’s care…
I saw it in my brothers’ eyes and in each one of those I am privileged to call family.

I saw it.

Trust me I did…

When those I call friends came from various places to where I was, I felt it.

I felt it in the hugs, I felt it in the laughs. I even know what love sounds like.

It had various forms not just words and sweet names.. It can be the sound of the most unexpected things like somebody making breakfast for u or… A door opening to let somebody in..

I saw love.

Love entered my home. It was just like seeing the sun after a series of rainy days.. Or was it like finding a treasure after…

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Irakoze’s day!

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Les choses étaient simples : plus de vie de couple, je me sentais mieux sans. J’avais la conviction qu’elle était faite pour certains, et absolument pas pour moi.

Se sentir aimée était pour moi une idée, une émotion que l’on ne ressent que dans les films ! Trop beau pour être vrai, diront certains.

J’ignorais que les beaux jours existaient encore. Que la vie pouvait m’offrir une autre dimension de l’amour.  Que tout ce que j’avais vécu avant n’était que « synonyme  » de l’amour.

Dieu merci, j’ai trouvé un trésor, quand mon cœur avait décidé d’arrêter de « s’exposer au danger de l’amour ».

Quelle angoisse j’ai eu le jour où j’ai découvert que je pouvais être aimée ! Je me souviens de cette fois-là car je n’en revenais pas ! Je me rappelle avoir hésité, me demandant si ce n’était pas encore que trop beau … !

Ce jour où il a pointé son beau nez (c’est ce qui fait ton charme..hahh toi même tu sais), j’avais déjà fait une croix sur l’idée d’un amour aussi vrai. Mais il était là, réel et déterminé.

Si ce jour-là n’avait pas existé, je ne peux pas oser mentir que j’aurais pu l’inventer…

Je donne tout le crédit à Dieu !

J’ai trouvé un homme aussi altéré mentalement que moi, hahaha.  Qui sait que les fous rires comptent beaucoup plus que les beaux mots, plus fou que moi,  #monKalula #monTaré.

Celui qui comprend mieux que moi combien la vie est belle quand on ne fait que partager l’amour et le bonheur autour de nous.

Il m’a aidé à changer complètement de lentilles pour ne regarder que le bon côté de la vie. Je ne suis pas chanceuse de l’avoir trouvé, j’ai eu ma bénédiction, je ne crois pas en la chance.

Par lui, j’ai compris que la poésie était partout et qu’il suffisait de vouloir pour que je sois poète. Que la vie pouvait être belle malgré les mauvais jours… qu’il faut juste créer son propre monde, son quotidien et leur donner un sens. Un peu d’amour et de bonheur à partager autour de soi, afin que ceux qui n’y croient plus puissent espérer encore une fois et vivre heureux!

Depuis ce jour, ma vie scintille. Je respire le bonheur, je rayonne d’amour.

Et je suis une femme épanouie et comblée !

Ton nom est Irakoze pour que ma reconnaissance envers Dieu reste conjuguée au présent !

À nous quatre.

À notre vie !

 

 

 

 

Tiens bon petit champion!

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jo 1Cher Jonathan, 

 J’écris cette lettre qui est pour moi un hommage, un témoignage de ce que j’ai pu voir en toi et en ta famille. Je voudrais le marquer à l’encre pour que non seulement tu puisses le lire un jour, mais aussi   pour que mes enfants en fassent autant. Pour qu’ils sachent que même les plus petits peuvent être des champions.

Un jour, c’était au mois de janvier, ton oncle Type Ntwari m’a dit que tu étais hospitalisé suite à des brûlures. Dit comme ça, je n’imaginais pas l’état dans lequel tu étais. Et pour tout te dire, je n’avais aucune idée de la gravité de ta situation, jusqu’au jour où j’ai vu tes photos sur les réseaux sociaux. J’en ai eu les larmes aux yeux, et à chaque fois que je pensais à toi, je pleurais sans te connaître.

J’avais surtout compris que tu n’étais pas encore sorti de l’hôpital. Il m’arrivait alors de penser à toi, à tout ce qui t’étais arrivé, et je me mettais à pleurer. Je n’osais pas imaginer ta douleur, ta façon de le vivre.  Tes parents, n’en parlons pas. Et j’avais mal pour toi, pour ta famille.

 Puis j’ai apporté un côté positif à tout ça : ‘’si ce petit a survécu, un jour il accomplira des exploits.’’ C’est alors qu’on a décidé de venir te rendre visite à l’hôpital, avec les grands solidaires.

 

Ce que j’ai vu en toi…

 Certes, la vie m’avait déjà apprise que les champions et les hommes extraordinaires ont souvent eu une vie assez compliquée avant d’être reconnus comme ‘’héros’’, ‘’champions’’, etc. Mais toi, Jonathan, tu m’as appris que l’on peut être champion à tout moment, et que l’âge ne compte absolument pas. 

Jonathan, dans tes yeux scintillent l’amour, l’espoir et le courage d’un petit garçon qui refuse de montrer sa douleur pour aider ses parents à être forts ! Tu ne te plains pas, tu ne t’apitoies pas sur ton sort, Jonathan. Tu respires la vie, la joie, le bonheur.  Bravo, car cet état d’esprit contamine ceux qui t’entourent, tes parents… et ce n’est pas le staff de l’hôpital Kira qui me contredira.

  

Le jour de notre visite, tu venais de totaliser huit mois d’hospitalisation. Et tu jouais avec d’autres enfants qui étaient venus te rendre visite. Dieu seul sait combien pour certains, une semaine d’hospitalisation peut être déprimante. Mais tu as changé l’environnement hospitalier en un endroit familial, où même les enfants peuvent jouer sans avoir peur, et tu as donné de l’espoir à tout ce monde qui t’a côtoyé. En écoutant le témoignage que te rendaient tes parents, j’ai eu des larmes de joie. C’était si merveilleux de n’entendre aucune peine dans leurs voix. Ils étaient fiers de toi, et moi aussi. Nous avons passé du temps de qualité avec ta famille ; vous avez été notre bénédiction ce jour-là.

 

Aujourd’hui, tu sors de l’hôpital vainqueur, Jonathan. Et dis-toi que tu devras le demeurer toute ta vie. Tiens bon petit champion !

Et encore une fois, Kaze chez les petits solidaires ! Prépare-toi à accomplir des exploits avec les enfants de ton âge. Viens mettre ton amour et ton courage au service des autres.

 

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With love,

Maman Solidaire.