#MporeBurundi
#Tuzobaho
Et j’ai sombré dans le silence… Parce que ma plume porte désormais le poids de toutes ces vies fauchées. De tout ce sang qui a coulé et qui coule encore. De toute la peur qui se taille la part du lion dans nos cœurs de Burundais. De tous ces mots qui me font défaut, parce qu’il n’existe pas de mots justes. Parce que quand me vient l’envie d’écrire, seule la désolation envahit mon esprit, mon optimiste s’étant pris un sacré coup.
Parce que quand j’ai envie de mentir et de dire que tout finira par s’arranger, j’ai subitement et constamment ces images de vies qui ne pourront plus être arrangées. Et j’ai honte… d’être encore celle qui vit quand je sais que je ne le mérite pas. Pas plus que nos disparus. Quand allumer un cierge en leurs noms me paraît un geste bien ridicule pour leur rendre hommage.
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